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LOS ANGELES, CAPITALE DU FUTUR

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  • James Ellroy est votre guide à L.A.
  • LAPD Confidential: Let's End 40 Years of Bad Juju, un article écrit par Ellroy dans le Los Angeles Times
  • City of Quartz : un livre fondamental pour comprendre Los Angeles par Mike Davis. James Ellroy est évoqué dans le premier chapitre (voir ci dessous).
  • Le restaurant favori de James Ellroy à L.A. : The Pacific Dining Car (1310 W 6th St., Los Angeles, CA 90017. Phone: 213.483.6000.). Le mariage de James Ellroy et d'Helen Knode a eu lieu dans cet endroit que James Ellroy qualifie de son lieu préféré sur Terre.
  • Le Dog aime L.A (.aiff)
  • The Dog et un CD ROM sur L.A. (Shockwave)
  • Shotgun Freeway : Un documentaire sur Los Angeles
  • Quelques secondes de James Ellroy dans la bande annonce du documentaire Shotgun Freeway
  • La corruption de la Police de Los Angeles : le dossier de Yahoo!
  • Scandales et Affaires les plus célèbres de LA
  • Extrait de Ma Part d'Ombre sur le développement de Los Angeles


  • "La vallée de San Gabriel était le paradis du minable blanc.

    Le chemin de fer a fait sa percée en 1872 et déclenché un boom dans l'immobilier.La population de la vallée s'est accrue de 1000%. L.A. commençait à devenir une bourgade de bonne taille. Et la vallée en a tiré un paquet de pognon.

    Les profiteurs immobiliers ont constitué la vallée en petites villes. Il en a résulté une croissance ininterrompue qui s'est poursuivie dans les années vingt. La population des villes a cru de manière exponentielle.

    Les permis de construire ont été limités sur toute la largeur de la vallée. Les mexicains étaient cantonnés à des taudis et bidonvilles aux toits de tôle. Les nègres n'étaient pas autorisés à circuler dans les rues une fois la nuit tombée..........

    La dépression a mis un coup de frein à la croissance de la vallée de San Gabriel.La seconde guerre mondiale l'a ressuscitée. Les G.I's démobilisés se sont branchés sur les nouveaux branchés.

    Lotissements et divisions par lots se sont multipliés. Champs de noyers et vergers ont été bousillés pour faire de la place encore et encore; les limites de la ville se sont étendues.

    La population a cru en flèche dans les années 50. Le commerce lié à l'agriculture s'est mis à battre de l'aile. Se sont mises à fleurir industries manufacturières et industries légères. L'autoroute de san Bernardino s'étirait de puis le centre ville de L.A. jusqu'au sud d'El Monte. Les automobiles sont devenues une nécessité.

    Le smog est arrivé. De nouveaux lotissements d'habitation ont vu le jour.L'économie florissante a donné un nouvel aspect à la vallée sans en modifier d'aucune manière son caractère d'ouest sauvage.

    Il y avait là des réfugiés du Dust Bowl et leurs gamins adolescents. Il y avait là des pachucos coiffés en queue de canard, vetus de chemises sir Guy et de pantalons de toile Kaki au bas fendus. Les bouseux de l'Oklahoma haissaient les espingos de la même manière que les vieux cow-boys haissaient les indiens"

    City of Quartz, un livre de Mike Davis

    commande du livre "Enfin, soixante ans après les premières nouvelles publiées dans le Black Mask et l'American Mercury, qui annoncent la naissance du genre, le roman noir de Los Angeles revit dans un délire parodique sous la plume outrancière de James Ellroy, autoproclamé chien fou de la littérature américaine. Si des auteurs comme Arthur Lyons, Robert Campbell, Roger Simon, T. Jefferson Parker ou Joseph Wambaugh perpétuent la lignée de Chandler et de Macdonald, la folie pure d'Ellroy subvertit totalement cet héritage. On peut considérer son Quatuor de Los Angeles, qui exprime le point de vue d'un seul et même personnage, tout aussi bien comme le point culminant du genre que comme sa reductio ad absurdum. A travers une avalanche parfois insoutenable de perversités et d'horreurs, Ellroy tente de retracer l'histoire secrète de Los Angeles comme une accumulation de crimes sexuels, de complots sataniques et de scandales politiques. Comme Dunne dans Sanglantes confidences, il fait commencer l'après-guerre par le meurtre macabre et jamais élucidé du Dahlia noir, sorte de Nom de la rose local derrière lequel se cacherait un mystère métaphysique. Une telle mythologie (qui s'accompagne de plongées dans l'occulte à la Stephen King) risque cependant de réduire à néant la complexité du genre noir et par là même sa puissance. La noirceur absolue de l'oeuvre d'Ellroy supprime toutes les nuances d'ombre et la description du mal y devient banale comme une autopsie. Il en résulte quelque chose d'assez proche de ce que l'ère Reagan-Bush a produit du point de vue moral : un tel niveau de corruption qu'on n'arrive même plus à s'en scandaliser, ou même à seulement y prêter attention."

    Critique de Libération


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