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| ENTRETIEN AVEC TECHNIKART, N°11, AVRIL 1997
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Technikart : Oliver Stone affirme vouloir secouer la conscience américaine ? Votre nouvelle trilogie va-t-elle faire de vous le Stone de la littérature ? James Ellroy : Oliver Stone, avec JFK, secouer la conscience. (Agacé) Non, non, sûrement pas. Ce film était vraiment trop bête, ridicule. La théorie qu'il défend me semble à la fois confuse et simpliste. Ses recherches sont fumeuses, les miennes méthodiques. Et il se place du côté de Kennedy, un héros pour lui. Sûrement pas pour moi ! Oliver Stone, même s'il affirme le contraire, est quelqu'un d'extrêmement politically correct, un libéral dans le vent. Technikart : Quels sont vos rapports avec l'industrie du cinéma ? James Ellroy : Ces temps-ci, je travaille sur une adaptation cinématographique de White Jazz. Nick Nolte est sur le projet. Auparavant, il y avait eu Cop en 1988, adaptation de Lune Sanglante par James B. Harris. Celle de L.A. Confidential va sortir aux Etats-Unis en août, je l'ai vu il y a deux semaine. C'est un film excellent réalisé par Curtis Hanson, qui avait auparavant dirigé Bad Influence et La main sur le berceau. Kim Basinger, Danny DeVito et Kevin Spacey y participent. La reconstitution du L.A. de 1953 est superbe. Vous devriez le voir en France en octobre prochain... |
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