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UN TUEUR SUR LA ROUTE (1986)

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Rivages/Thriller, 1989. Rivages/noir, 1991 (109).

Le roman a été écrit en 1984 en quatre mois et demi pour 10.000 dollars par un James Ellroy complètement fauché.
L'histoire se déroule de juin 1968 à juin 1984.
Le titre original du roman était Silent Terror.

Le livre est dédié à Duane Tucker qui a realise une interview de James Ellroy en 83-84 où celui ci annoncait son plan d'ecriture sur 20 ans (voir ci dessous) avant qu'il ne soit vraiment connu.

"ONE OF THE BEST Ellroy interviews can be found in the Spring 1984 edition of Armchair Detective. The interview was conducted by Duane Tucker, to whom Ellroy dedicated the paperback edition of "Silent Terror." Ellroy quotes W.H. Auden, Pauline Kael, James M. Cain and Ed McBain. He also lays out a master plan that he projects will carry him through the age of 50: A long police procedural to be set in Sioux City, S.D. in 1946; a long novel of mass murder and political intrigue set during Hitler's Beer Hall Pustch, a novel about the Black Dahlia murder and a revised version of his 400-page manuscript "The Confesions of Bugsy Seigel", which Ellroy said his agent hated. To date, only the Black Dahlia novel has appeared."

L'interview a ete reproduite en France dans la revue 813 d'avril 88 The manuscript "The Confesions of Bugsy Seigel" ne sera jamais publié. Il se trouve dans ses archives données à l'Université de Caroline du Sud.

Quatrième de couverure
"Il existe une dynamique dans la mise en oeuvre de l'horreur : servez-la garnie d'hyperboles fleuries, et la distance s'installe même si la terreur est présente, puis branchez tous les feux du cliché littéral ou figuratif , et vous ferez naître un sentiment de gratitude parce que le cauchemar prendra fin, un cauchemar au premier abord trop horrible pour être vrai. Je n'obéirai pas à cette dynamique. Je ne vous laissera pas me prendre en pitié. Charles Manson, qui déblatère dans sa cellule mérite, lui, la pitié; Ted Bundy, qui proteste de son innocence pour que les femmes solitaires lui écrivent, mérite le mépris. Je mérité crainte et respect pour être demeuré inviolé jusqu'au bout du voyage que je vais décrire, et puisque la force de mon cauchemar interdit qu'il prenne fin un jour, vous me les offrirez."

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